Pourquoi
faut-il se méfier des contrats à adhésion
conjointe ?
Il peut-être proposé aux époux d’adhérer
conjointement au contrat : ils sont tous deux assurés
et se désignent alternativement comme bénéficiaires.
Ce type de contrat présente des risques de requalification
fiscale. Particulièrement lorsqu’au premier décès,
le contrat n’est pas dénoué et continue
sur la tête du survivant.
Deux exemples permettront d’illustrer ces risques.
D’abord dans l’hypothèse d’époux
séparés de biens, où l’un des deux,
en général plus âgé que l’autre,
verse l’essentiel voire la totalité des primes.
A son décès, le conjoint survivant « puise
» dans le contrat sous forme de rachats partiels. L’administration
fiscale peut alors requalifier l’opération en donation
déguisée. En ce cas, l’administration réclame
les droits de donation et intérêts de retard mais
applique aussi une pénalité de 80 % pour abus
de droit. Lourde addition.
Autre hypothèse : celle d’un couple marié
sous un régime de communauté. Au premier décès,
l’administration fiscale, retenant que les primes sont
des biens communs (économies du ménage), peut
en déduire que la moitié de la valeur du contrat
fait partie de la succession du conjoint décédé
et doit être taxée comme telle.
Dans cette dernière hypothèse, il existe des solutions.
Mais elles passent par un réaménagement du régime
matrimonial (communauté universelle avec clause d’attribution
intégrale par exemple) ce qui se révèle
assez lourd et nécessite l’intervention du notaire.
En tout état de cause, une adhésion conjointe
doit être envisagée avec la plus grande circonspection
et requiert un conseil juridique personnalisé à
la situation des souscripteurs.
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